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Nous vivons à une époque où on nous parle de plus en plus de problèmes écologiques, de réchauffement climatique, des dégâts engendrés par l’industrialisation, des conséquences de la mondialisation etc. Quels que soient nos points de vue sur ces questions, les gens sont de plus en plus nombreux à prendre conscience qu’il est temps d’appliquer des changements dans notre façon de vivre et de consommer.

La permaculture apporte pour cela une solution idéale. Tournée vers la préservation de l’environnement, vers un travail et un mode de vie où l’on compose avec la nature au lieu de lutter contre, elle présente l’immense avantage d’être adaptable et applicable aussi bien en ville qu’à la campagne.

Où que vous viviez, quel que soit l’espace dont vous disposez, vous pouvez créer votre potager en permaculture et produire votre propre nourriture. Comment faire ? Comment créer, cultiver et entretenir votre potager en permaculture de manière efficace et durable ?

Qu’est-ce que la permaculture ? Définition et principes

Définition et terminologie

La permaculture a été créée vers la fin des années 70 par deux australiens : David Holmgren et Bill Mollison. Le terme permaculture vient tout simplement de la contraction des mots “permanent” et “culture”. La permaculture est une approche qui vise à concevoir des systèmes stables et autosuffisants en renforçant l’écosystème.

En d’autres termes, cela signifie un mode de vie et de production basé sur le respect de l’environnement, et un aménagement écologique du territoire.

Permaculture, agroécologie, agriculture biologique…késako ?

Au milieu de contenus censés traiter de permaculture, on voit souvent revenir des termes tels que agroécologie ou encore agriculture biologique. Ces termes sont parfois mal utilisés et détournés de leurs significations premières.

Ces trois approches ont certes des points communs et peuvent parfois se ressembler fortement, mais ce sont trois approches différentes. Voici les définitions de chacun de ces termes, et les concepts de base qui s’y rapportent :

  • Agriculture biologique : En agriculture bio, on ne peut pas utiliser d’intrants, comme notamment les produits phytosanitaires (engrais chimiques, activateurs de croissance etc.). En dehors de cela et de quelques autres éléments pouvant figurer dans le cahier des charges nécessaire à l’obtention du label bio, l’agriculture biologique n’est pas si différente de l’agriculture classique (champs en monoculture, travail intensif de la terre etc.).
  • Agroécologie : Elle peut être considérée comme une “branche” de la permaculture. Dans la pratique, elle consiste à utiliser la complémentarité entre les espèces, le compostage plutôt que les engrais, des techniques telles que la culture sur buttes etc. La différence entre l’agroécologie et la permaculture réside dans le fait que la seconde englobe la première dans une démarche plus globale.
  • Permaculture : Elle consiste à créer des installations résilientes et durables. Cela ne se limite pas seulement à l’agriculture ou l’élevage, contrairement à l’agriculture biologique et à l’agroécologie. La permaculture peut être considérée comme un mode de vie, étant applicable dans de nombreux domaines (énergies renouvelables, construction etc.).

Principes fondamentaux

Potager en permaculture

La permaculture a en réalité une définition très large qu’il est difficile de résumer. Elle s’appuie sur une démarche holistique, c’est à dire le fait d’étudier un phénomène dans son ensemble pour en dégager des solutions pérennes.

Pour comprendre le fonctionnement d’une forêt, par exemple, on étudie les interactions de sa faune et de sa flore dans leur totalité, plutôt que d’étudier les arbres, plantes et animaux individuellement.

Ainsi, au-delà de ses applications possibles, la permaculture prend aussi une dimension philosophique, conceptuelle et éthique. Elle se base sur des principes fondamentaux dont les trois principaux sont les suivants :

  • Prendre soin de la Terre : L’exploiter pour se nourrir en altérant le moins possible son fonctionnement naturel. Pour cela, s’inspirer du fonctionnement des écosystèmes sauvages, en s’appuyant également sur les innovations scientifiques en matière de sciences naturelles.
  • Prendre soin des hommes : En s’inspirant notamment des techniques utilisées par les peuples premiers, parfaitement adaptables à nos technologies actuelles contrairement aux idées reçues, et aux applications bien plus éthiques, efficaces et durables.
  • Partager équitablement les surplus : En termes simples, pratiquer un commerce équitable lorsqu’on a des surplus de production.

Concrètement, la permaculture est l’application directe du biomimétisme, c’est à dire le fait de s’inspirer du fonctionnement de la nature et de le reproduire, en l’adaptant si besoin. Si vous observez un peu cette nature, vous constaterez qu’elle n’a effectivement besoin de personne pour fonctionner de manière pérenne et autonome.

Domaines d’application

Comme nous l’avons vu, la permaculture vise à la création d’écosystèmes durables et résilients, et pas seulement dans votre potager. Les domaines d’application concrets de cette dernière sont donc nombreuses :

  • Maisons passives
  • Matériaux naturels (bottes de paille, enduits à la chaux, rondins, pierre)
  • Collecte et réutilisation de l’eau (citernes, toilettes à compost, épuration phytosanitaire)
  • Biotecture
  • Réutilisation et recyclage inventif
  • Outils à main
  • Vélos et vélos électriques
  • Foyers à bois efficaces et peu polluants
  • Enseignement à domicile
  • Ecologie sociale
  • Apprentissage « en faisant »
  • Covoiturage et voitures partagées
  • Epargne solidaire et commerce équitable
  • Marchés de producteurs et AMAPs
  • Analyse du cycle de vie, bilan carbone
  • Coopératives et associations
  • Habitat collectif et éco-villages
  • Jardin-forêts
  • Collectionner les graines
  • Agriculture biologique
  • Biodynamie
  • Gestion holistique des pâturages
  • Aquaculture intégrée
  • Etc.

Quelques fausses idées reçues qui ont la dent dure

Vous hésitez encore à faire un potager en permaculture ? C’est peut-être parce que cette discipline souffre encore de quelques idées reçues, qui sont bien sûr totalement fausses…

Idée reçue n°1 : La permaculture n’est qu’une utopie

Certains pensent effectivement que la permaculture serait trop belle pour être vraie, et serait impossible à réellement mettre en place. C’est évidemment totalement faux. Il n’y a qu’à regarder ce qui se fait en France et ailleurs dans le monde. De plus en plus d’écosystèmes de permaculture se mettent en place, et fonctionnent très bien, pour certains depuis des années.

Par exemple, nous avons en Normandie la microferme du Bec Hellouin, ou pas très loin de nos frontières, le jardin des Fraternités Ouvrières de Mouscron, en Belgique. L’Australie, qui a vu naître le concept, regorge d’exemples concrets qui prouvent que l’efficacité de la permaculture n’est plus à démontrer.

Idée reçue n°2 : La permaculture n’est pas accessible à tous

En réalité, il est fort probable que vous fassiez vous-même de la permaculture sans le savoir ! Encore une fois, la permaculture est un concept éthique et philosophique large. Il ne s’agit pas uniquement de construire un grand potager. On retrouve la permaculture dans les petits gestes du quotidien, ceux qui sont respectueux de l’environnement et/ou visent à l’améliorer.

Cependant, si on devait parler uniquement de potager, cette idée reçue serait également fausse. Une personne habitant dans un appartement en ville peut tout aussi bien cultiver un potager en permaculture qu’une personne vivant à la campagne avec plusieurs hectares de terrain à sa disposition. Les seules variables seront les techniques utilisées bien sûr, et l’élaboration du design de votre potager qui devra s’adapter à la configuration de votre environnement.

Idée reçue n°3 : La permaculture est un effet de mode récent

La permaculture s’inspire de l’observation de la nature, autrement dit, de ce que faisaient déjà nos ancêtres il y a des centaines voire des milliers d’années : le biomimétisme. Donc non, ce n’est pas une nouvelle mode sortie de nulle part. Plus concrètement, la permaculture et toutes les techniques et concepts qui s’y rattachent existe depuis les années 70, soit pas loin de 50 ans, ce qui met fin à toute discussion possible sur un effet de mode éphémère et futile !

Par ailleurs, l’avantage est que les techniques de permaculture sont applicables immédiatement quel que soit votre environnement, et leur efficacité est très rapidement mesurable. Les preuves concrètes de cette efficacité existent donc déjà par milliers.

Les étapes à suivre pour faire un jardin en permaculture

Après la théorie, place à la pratique. Voyons à présent quelles sont les étapes à suivre pour créer votre jardin en permaculture, et le rendre productif et durable.

Qu’est-ce que le design en permaculture ?

Le design en permaculture ne consiste pas seulement à dessiner un plan de votre potager et à éventuellement choisir ce que vous allez y planter. Le design tel qu’on l’entend en permaculture s’étend à votre projet dans son ensemble.

Pour concevoir le potager idéal en permaculture, il existe une méthode très connue qui possède différentes variantes, mais qui est globalement la plus utilisée : il s’agit de la méthode OBREDIM.

O comme observation

C’est l’une des phases les plus importantes du processus. Comme son nom l’indique, il s’agit d’observer votre environnement, afin de déterminer :

  • Quelles plantes poussent naturellement chez vous ?
  • Comment accéder à votre terrain ?
  • De quoi la faune locale est constituée (oiseaux, animaux de la forêt etc.)
  • Le climat (températures, ensoleillement, sens du vent, précipitations)
  • La présence ou non de ressources d’eau potentielles (récupérateur d’eau de pluie, bassin de jardin etc.)
  • Les zones ombragées, le déplacement des ombres au fil de la journée
  • Les zones rocheuses, les zones humides
  • La présence de routes, de pollution
  • Etc.
Astuce du professionnel

Même si ce n’est pas toujours possible, l’idéal est de pouvoir observer votre environnement pendant une année complète, afin de pouvoir l’observer sur les 4 saisons, et en retirer un maximum d’informations. Toutes ces informations vous permettront ensuite de déterminer l’emplacement idéal pour votre potager, la manière dont vous allez le gérer etc.

B comme bordures

Après la phase d’observation, la seconde étape consiste à recenser toutes les bordures, physiques ou non, qui délimitent votre projet :

  • Les bordures physiques : clôtures, rivières, arbres, pentes, structures…
  • Les bordures non-physiques : temps disponible, moyens financiers, législation en vigueur, voisinage…
Astuce du professionnel

Pour gagner du temps, les bordures et limites de votre projet peuvent être déterminées pendant la phase d’observation. Il est important de faire une liste qui soit la plus exhaustive possible, étant donné que vous devrez prendre toutes ces limites en compte lors de l’élaboration concrète de votre potager.

R comme ressources

Également faisable pendant la phase d’observation, il s’agit de recenser toutes les ressources naturelles dont vous disposez déjà dans votre environnement. Certaines d’entre elles, pour ne pas dire toutes, pourront vous être très utiles.

Par exemple, la présence d’orties, que beaucoup considèrent encore comme nuisibles, pourra vous permettre de réaliser, entre autre, un engrais naturel (le purin d’orties). Parmi les ressources que vous pouvez recenser, on retrouve :

  • La surface disponible sur votre terrain
  • Les plantes déjà présentes
  • La composition du sol
  • Les points d’eau (mare de jardin)
  • Le matériel dont vous disposez pour travailler
  • Les personnes susceptibles de vous aider
  • Etc.

E comme évaluation

Maintenant que vous avez tout observé et tout recensé, il est temps de faire un bilan de toutes les informations que vous aurez pu récolter. Cette étape est cruciale pour la suite des événements. C’est lors de l’évaluation de vos observations que vous allez pouvoir déterminer clairement ce que vous pouvez faire et ce que vous ne pouvez pas faire.

Astuce du professionnel

Vous pouvez aussi en profiter pour faire un premier dessin de votre futur potager, avec ses limites et ses possibilités.

D comme design

aménagement du potager en permaculture

C’est le moment de passer concrètement au dessin de votre potager. A partir de vos observations et de leur évaluation, vous allez pouvoir esquisser plus en détail quelle sera la forme de votre potager, avec quels matériaux vous allez le construire et le délimiter etc. C’est également à cette étape que vous allez choisir quoi planter.

Certaines plantes sont bénéfiques les unes pour les autres, tandis que d’autres cohabitent beaucoup moins bien. Les associations potentielles sont nombreuses. En règle générale, on essaye d’associer des plantes et légumes ayant des besoins nutritifs différents sur une même parcelle, afin de ne pas vider le sol trop vite de sa substance.

Voici quelques exemples courants d’associations possibles :

  • Tomate : ail, oignon, carotte, asperge, céleri, poireau, basilic, persil
  • Navet : pois, romarin, menthe
  • Pomme de terre : haricot, maïs, chou, pois, fève, raifort
  • Laitue : chou-fleur, aneth, carotte, radis, fraisier, concombre, courge, poireau
  • Fraisier : bourrache, épinard, laitue, haricot nain, tomate, thym
  • Maïs : pomme de terre, concombre, courge, pois, fève

Quelques exemples d’associations à éviter :

  • Pois : ail, échalote, oignon, poireau
  • Pomme de terre : tomate, courge, carotte, oignon, framboisier, arroche, tournesol
  • Radis : cerfeuil
  • Tomate : haricot, concombre, chou-rave, pomme de terre, betterave
  • Chou : fraisier, tomate, oignon
  • Echalote : pois, haricot, fève, lentille

I comme implémentation

La phase d’implémentation consiste tout simplement à démarrer concrètement votre potager. C’est le moment de l’aménager, de construire des allées, de lui donner la forme voulue, et de commencer à y planter vos fruits et légumes, ou à faire vos semis suivant la période de l’année.

M comme maintenance

La maintenance se fait une fois votre potager en place. Si vous avez bien soigné vos phases d’observation, de bordures et de ressources, et pris le temps d’élaborer un plan précis et pensé selon les principes et techniques de la permaculture, alors vous ne devriez avoir que très peu à intervenir pour faire des ajustements mineurs de temps en temps.

Vous pouvez ensuite revenir à une phase d’observation l’année suivante, afin de pouvoir sans cesse améliorer votre nouvel écosystème.

L’importance du zonage

Le zonage se détermine durant les premières phases de votre projet. Un bon zonage optimisera votre temps et vos efforts pour entretenir votre potager au quotidien. Il se détermine en fonction bien sûr de la configuration de votre terrain, mais aussi en suivant une certaine logique. Pour faire simple, les plantes, fruits et légumes que vous utilisez le plus fréquemment doivent se trouver dans la parcelle la plus proche de votre habitation.

Dit autrement, les parcelles sur lesquelles vous intervenez le plus (pour l’entretien, la récolte etc.) doivent être proches de votre habitation et faciles d’accès, tandis que les parcelles sur lesquelles vous intervenez moins (verger, forêt etc.) peuvent être plus éloignées de votre potager.

Aménagement de vos parcelles

Il existe plusieurs techniques d’aménagement pour les différentes parcelles de votre potager. Vous pouvez tout à fait en essayer plusieurs, les choisir en fonction de la configuration de votre environnement etc. Voici les principaux aménagements utilisés en permaculture.

La culture en buttes creusées

La préparation de buttes creusées permet d’apporter immédiatement des nutriments à votre sol, avant même d’y avoir planté quoi que ce soit. Cette technique consiste d’abord à creuser une tranchée d’environ 30cm de profondeur, sur 1,20 mètres de large, et de la longueur que vous voulez (gardez la terre enlevée de côté).

Remplissez ensuite la tranchée avec des déchets verts (souches d’arbres, branchages, feuilles mortes, herbe tondue, copeaux etc.) en plaçant les plus volumineux en-dessous et les plus petits et fins au-dessus, puis arrosez car le mélange doit rester humide. Ajoutez ensuite encore des déchets verts, jusqu’à obtenir la hauteur de butte voulue. Il ne vous reste plus qu’à la combler avec la terre que vous avez mise de côté.

La culture en buttes non-creusées

C’est une variante des buttes creusées. Ici, pas besoin de creuser de tranchée. On place des cartons sur le sol après avoir arrosé ce dernier. Placez ensuite des souches de bois et autres déchets verts sur les cartons, et arrosez de nouveau. Continuez à empiler des déchets verts jusqu’à obtention de la hauteur voulue, toujours en vous assurant de placer les plus gros déchets en-dessous et les plus petits et les plus fins au-dessus. Vous pouvez ajouter des éléments qui se décomposent plus lentement sur le dessus pour gagner en volume, comme par exemple les aiguilles de pin.

Astuce du professionnel

Si besoin, vous pouvez également ajouter du compost afin de nourrir vos plantes de façon naturelle !

Enfin, comblez la butte avec de la terre

La culture en carrés

La culture en carrés se prête également très bien à la pratique de la permaculture. En plus, elle présente l’avantage d’être adaptable aux espaces réduits, et peut même être mise en place sur une terrasse ou un balcon. Pour plus d’informations sur la manière de le construire et l’aménager, consultez notre guide complet sur le potager en carrés !

Entretenir de façon naturelle

En permaculture, il y a une solution naturelle à tout, il suffit parfois seulement d’un peu d’imagination et d’ingéniosité.

Les engrais

En permaculture, on utilise aucun engrais chimique quel qu’il soit et quelles que soient les circonstances. Et pour cause, il existe de bien meilleures solutions : les engrais naturels ! Il en existe une multitude. Parmi les plus connus, on retrouve le marc de café, les infusions d’herbe coupée ou d’orties, les coquilles d’oeuf, ou encore l’eau de cuisson, très riche en minéraux.

Ces engrais sont 100% naturels, issus d’éléments que vous récupérez gratuitement chez vous, et qui habituellement finiraient à la poubelle ! Une belle façon d’optimiser votre manière de consommer, en jetant moins, en recyclant, tout ça pour augmenter la productivité de votre potager.

Le paillage ou mulch

Le paillage, également appelé mulch, est une couche composé de divers éléments que vous pouvez choisir, en les mélangeant ou non, et qui recouvre le sol de votre potager. Un paillage peut contenir de la paille, des copeaux de bois, de petits branchages etc. Le paillage de votre potager est très important, été comme hiver.

En été, il protègera votre sol du soleil, car ce dernier peut l’endommager quand il y est directement exposé de manière prolongée. En hiver, votre paillage protègera le sol du gel. Globalement, le paillage sert à la fois à préserver la faune et les nutriments contenus dans le sol, et à renouveler ces nutriments par sa décomposition naturelle.

Astuce du professionnel

Petite astuce : Si vous avez des plants de légumes en trop, vous pouvez ne pas les récolter et les laisser se décomposer tous seuls. Ils s’ajouteront naturellement à votre paillage et apporteront des nutriments supplémentaires à votre sol. Ce n’est pas du gaspillage, puisque ces plantes serviront à nourrir vos prochaines plantations.

L’humus ou le compost

On appelle humus, ou sol humifère un compost totalement décomposé. On le retrouve naturellement dans certains endroits, comme les forêts par exemple, sous les feuilles mortes. On peut également le faire soit même grâce à un Composteur de jardin. Riche en nutriments, il sert à nourrir le sol et à le gorger de ces nutriments dont vos plantes auront besoin pour s’épanouir. Un potager en permaculture dans lequel vous allez dès le départ ajouter des déchets verts, puis un paillage composé lui aussi d’éléments naturels donc biodégradables, sera en principe toujours riche en compost. Cependant, vous pouvez aussi en ajouter de temps en temps si vous le jugez nécessaire.

Les solutions anti-nuisibles

Votre potager peut attirer différentes sortes de nuisibles, comme les pucerons ou les limaces. Là encore, il existe des solutions et des astuces totalement naturelles. Vous pouvez par exemple utiliser la terre de diatomées qui est un insecticide naturel puissant.

Certaines plantes sont aussi des répulsifs naturels anti-pucerons, anti-moustiques etc. C’est notamment le cas des plantes odorantes telles que la lavande, la menthe, le basilic ou encore la citronnelle. En ayant quelques plantes aromatiques au milieu de vos autres plants de légumes, vous ne devriez pas être ennuyés par les insectes.

Astuce du professionnel

Cependant, n’oubliez pas de retirer les mauvais herbes de votre potager ou jardin, de temps à autres.

Pour les nuisibles “au sol” comme les limaces, vous pouvez placer des coquilles d’œufs broyées dans votre paillage, pour les maintenir à distance. Une autre astuce consiste à y planter des plantes qui les attirent particulièrement, afin qu’elles mangent ces plantes plutôt que celles que vous souhaitez récolter. Par exemple, planter des laitues autour de vos plants de tomates protègeront ces derniers des attaques de limaces.

Si vous avez des poules, et que vous le pouvez, laissez-les se promener dans votre potager. Elles adorent manger des insectes, entre autre, mais elles n’attaqueront pas vos plantes.

Ce sont quelques exemples de solutions possibles, mais il en existe bien d’autres.

Des livres pour aller plus loin

Nous avons sélectionné pour vous 4 livres pour vous aider à bien débuter et progresser en permaculture.

La Permaculture au jardin mois par mois de Damien Dekarz


Livre permaculture au jardin mois par mois de Damien Cekarz


Damien Dekarz est connu sur le web francophone pour ses vidéos sur Youtube. Sur sa chaîne, il parle de permaculture et de tous les sujets qui s’y rattachent. Il y donne beaucoup d’informations utiles, montre son potager et la manière dont il le développe, etc. Outre ses connaissances déjà très développées sur ce sujet, il partage aussi et surtout ce qu’il apprend de son expérience sur le terrain. Sa chaîne, qui s’adresse aussi bien à un permaculteur débutant que confirmé, remporte un succès grandissant.

Pourquoi acheter son livre ? Pour avoir toutes ces informations à portée de main et de manière structurée, d’une part. D’autre part, parce que dans ce livre, il rentre plus dans les détails que dans ses vidéos, d’autant que cet ouvrage est réellement centré sur la culture du potager et du verger. Vous y trouverez donc aussi des informations qui ne figurent pas sur sa chaîne Youtube.

Permaculture : Guérir la terre, nourrir les hommes




Ce livre a été coécrit par François Léger, Perrine et Charles Hervé-Gruyer, et Philippe Desbrosses.

Perrine et Charles Hervé-Gruyer sont les créateurs de la ferme du Bec Hellouin, dont vous avez peut-être déjà entendu parler. Cette ferme est née au départ d’un projet personnel, le couple ayant souhaité produire lui-même leurs propres légumes pour nourrir leur famille. Ce projet a rapidement pris de l’ampleur, et est aujourd’hui devenu une microferme expérimentale.

En plus de vendre leurs produits issus de la permaculture directement aux consommateurs, ils ont également fondé une école de la permaculture, et font également de la recherche via des partenariats avec des institutions scientifiques (INRA, AgroParisTech, GRAB etc.) afin d’étudier et d’améliorer les techniques de culture, et la gestion de la microferme en général.

Dans cet ouvrage, ils racontent leur expérience, parlent des techniques qu’ils ont mis en place, de la manière dont fonctionne leur microferme etc. Les informations données sont plus théoriques que pratiques. Néanmoins, elles permettent d’avoir une vue d’ensemble concrète sur les principes et le fonctionnement de la permaculture.

Mon petit jardin en permaculture : Durable, esthétique et productif ! – De Joseph Chauffrey


Livre mon petit jardin en permaculture de Joseph Chauffrey


Cet ouvrage démontre que la permaculture n’est pas réservée aux quelques chanceux qui disposent de plusieurs hectares de terrain et/ou d’une forêt. Educateur à l’environnement dans sa région, et fort de sa longue expérience, l’auteur partage dans cet ouvrage des techniques de permaculture destinées à ceux qui disposent d’un espace réduit pour leur jardin.

Il explique de A à Z comment cultiver un potager en permaculture qui soit productif au point de pouvoir viser l’autosuffisance alimentaire. Son livre ravira les débutants ! Vous y trouverez des techniques concrètes, appuyées sur une approche scientifique, que vous allez pouvoir mettre en pratique immédiatement, y compris si vous habitez en ville.

Débuter son potager en permaculture de Nelly Pons


Livre débuter son potager en permaculture de Nelly Pons


Ayant grandi dans une exploitation agricole, l’auteure a également été l’assistante de Pierre Rabhi, l’une des figures emblématiques de l’agroécologie, puis directrice de l’association Terre & Humanisme. Son ouvrage explique de façon simple, claire et concise les principes de la permaculture et de l’agroécologie. Un livre qui conviendra parfaitement aux débutants qui souhaitent se familiariser avec ce type de mode de vie. Nous conseillerons donc aux permaculteurs plus confirmés de se tourner vers des livres plus complets et plus techniques pour parfaire leurs connaissances et leur pratique. Il explique de A à Z comment cultiver un potager en permaculture qui soit productif au point de pouvoir viser l’autosuffisance alimentaire. Son livre ravira les débutants ! Vous y trouverez des techniques concrètes, appuyées sur une approche scientifique, que vous allez pouvoir mettre en pratique immédiatement, y compris si vous habitez en ville.

Faire un potager en permaculture demande beaucoup de temps et de travail au début. Il faut bien prendre le temps de le concevoir intelligemment, en fonction de vos besoins et de votre environnement. Ensuite, il faut mettre en place des techniques de culture qui permettront d’optimiser le rendement de votre potager. Le but d’un potager en permaculture est justement que votre jardin fonctionne le plus possible en autonomie.

Ainsi, une fois tout cela mis en place la première année, vous n’aurez plus à intervenir que ponctuellement pour entretenir votre potager, contrairement à une approche de jardinage classique qui nécessite un effort plus intense, plus régulier et à plus long terme.

Avec un potager en permaculture, vous bénéficierez d’une production alimentaire de qualité en toute autonomie, sans avoir à y consacrer tout votre temps. Vous améliorerez votre manière de consommer, et vous ferez aussi des économies financières, tout en ayant une démarche écologique respectueuse de l’environnement.

Si vous avez des questions, ou que vous souhaitez partager vos avis ou expériences sur la permaculture, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire sous cet article !