Nous avons tous rêvé d’un monde sans déchets. Mais est-ce possible ?

La Blue Economy est la réponse positive à notre interrogation.

Dans ce projet, Gunter PAULI fait le pari d’un monde sans déchets, un

monde qui ne jetterai rien et réutiliserai tout.

Et vous voulez connaître le meilleur ? L’économie bleue est très rentable !

Et celle-ci commence déjà à être appliquée dans le monde entier.

 

ans

innovations

millions d'emplois

10 ANS

 

Il aura fallu 10 ans de recherches pour mener à bien le projet pilote de Gunter Pauli : proposer 100 innovations pouvant être mises en œuvre afin de vivre avec les ressources locales, sans produire de déchets. Et s’il y en a, les réutiliser !

Gunter Pauli est un industriel belge né en 1956 à Anvers, il est surnommé le Steve Jobs du développement durable, car il propose une économie bleue inspirée des systèmes de la nature pour résoudre les crises économiques, sociales et écologiques. Il a créé l’association ZERI (Zero Emissions Research and Initiatives) et à écrit un livre dont le titre de cet article s’inspire :  « L’économie bleue, 10 ans, 100 innovations, 100 millions d’emplois ».

Son projet est le résultat d’un travail de recherches et d’échanges entre réseaux très différents : entrepreneurs, journalistes, analystes financiers… Leurs connaissances mises en commun ont permis de proposer un système économique basé sur le vivant et notamment l’utilisation des déchets.

Voir les déchets sous un autre jour et en créer une nouvelle richesse, c’est ce qui définit la Blue economy. Et ces innovations rendraient ce système réalisable et soutenable. Cette nouvelle économie serait alors circulaire, rien ne se perd et chacun y trouverait sa place. Un monde avec zéro déchet, un système viable qui respecte les principes économiques et amenant une nouvelle richesse à tous les niveaux, inspirant, n’est-ce pas ?

100 INNOVATIONS

Nouvelle richesse à tous les niveaux car en effet, ces 100 innovations ont été pensé pour favoriser l’économie, améliorer notre santé, notre habitat ou encore notre alimentation. Au départ, il y avait même 340 idées d’innovations, qui ont donc été triées et cela laisse imaginer tout le potentiel possible si chacun de nous réfléchissait dans cette direction.

Ces innovations se basent sur la biodiversité, les flux d’énergies tels que l’eau ou encore le biomimétisme. C’est-à-dire l’utilisation de systèmes biologiques inspirés de la nature pour résoudre des problèmes technologiques. Les déchets des entreprises et les nôtres, deviendraient alors des produits à réutiliser. Fini les décharges.

C’est un monde d’abondance et d’interconnexions les uns envers les autres qui est proposé, alors qu’aujourd’hui nous croulons sous des tonnes de déchets, sans que nous sachions quoi en faire. Des déchets formant carrément un septième continent et qui, cerise sur le gâteau, menacent notre écosystème et parfois même notre santé.

100 MILLIONS D’EMPLOIS

L’utilisation des déchets auraient plusieurs impacts : la création de nouveaux emplois pour les gérer, ils deviendraient des « actifs ». Ils seraient considérés comme des opportunités et non plus comme des menaces. Il y aurait aussi l’apparition de nouveaux matériaux à partir de ces déchets, créant alors de nouvelles richesses et de nouveaux savoirs. Ce serait une chaîne positive de valeur.

Un cycle se formerait et non plus, « je consomme, je jette ». Nous produisons aujourd’hui de manière linéaire, ne réfléchissant pas à la fin du produit. Avec l’économie bleue ce serait une production cyclique, où tout est réutilisé. Le but n’étant plus de réduire nos déchets ou trier nos déchets, mais de pouvoir s’en resservir de multiples façon. Pour qu’au final le mot « déchet » ne signifie plus rien.

De plus, pour faire des recherches et mettre en place ce système de fonctionnement avec toutes les innovations qui suivraient, il faudrait beaucoup de monde. Imaginez toutes les créations d’emplois que cela engendrerait ! Sans compter l’aspect sociologique, car avec un système cyclique les personnes devront interagir entre elles pour avancer. Cela favoriserait les liens sociaux et les échanges.

DES EXEMPLES CONCRETS

 

Après la théorie, place à la pratique. Vous souhaitez un exemple de valorisation d’un déchet ? Accrochez-vous car avec du carton il serait possible de contribuer à faire… du caviar !!

En effet pour nourrir un esturgeon, dont les œufs sont le caviar, il faut des lombrics. Or ils coûtent cher. Pour vous donner une idée, il faut 10 à 15 kg de lombrics pour produire 1 kg de caviar. L’idée serait alors de récupérer du carton gratuitement pour les mettre au sol de box de chevaux. Ils vont devenir du crottin et naturellement il y a aura des lombrics.  Le système devient rentable, sachant qu’en plus les excréments des lombrics font un très bon engrais pour les fleuristes. Tout est réutilisé.

Autre exemple ? Le marc de café, vous allez être surpris par ce qu’il peut devenir. Il est un excellent  compost pour les champignons, qui poussent trois fois plus vite dessus que sur un compost classique pour champignons. Leurs racines, appelées le mycélium, deviennent un nouveau matériau : un bioplastique, ressemblant à du polystyrène, qui est un isolant thermique et acoustique. De plus ce bioplastique est biodégradable. Par ailleurs, le marc de café permet de créer des textiles absorbant les UV et les odeurs. Une marque de chaussures très connue l’utilise déjà.

Fabrication de papier à partir de pierre et de polyéthylène sans eau ni cellulose, rachat des usines de pétrochimie pour les transformer en usine de fabrication de plastique en chardon, ou encore production de spiruline à partir du CO2 émis par des centrales à charbon, de vastes horizons s’ouvrent à nous et à notre créativité.

Apprenons à faire d’un produit dont plus personne ne veut, un produit que tout le monde demande. Dans la nature il n’existe pas de déchets, chaque élément à une fonction qui sert à d’autres éléments. Prenons-en de la graine. Et voici le mot de la fin par Idriss Aberkane, spécialiste en neuro technologie :

 » Abolissons les déchets, mais de façon rentable: ne les enterrons plus, dans la terre ou dans la mer, mais dans la connaissance. Déchet + connaissance = richesse. » 

L’ÉCONOMIE BLEUE EXPLIQUÉE PAR GUNTER PAULI

 

Voici en image Gunter Pauli expliquant l’économie bleue :

GUNTER PAULI

Créateur de la ZERI et de la Blue Economy.

Surnommé le « Steve Jobs du développement Durable »

École polytechnique de Turin, Institut européen d’administration des affaires (1982).