Aujourd’hui nous avons le choix de soutenir le développement durable et l’écologie.

Les banques classiques ayant pignon sur rue investissent dans des projets laissant à désirer comme les énergies fossiles ou la production d’armes. Il existe cependant une alternative : les banques coopératives. Ces banques investissent dans les énergies renouvelables, entreprises de demain et d’autres placements « écologiques ». 

Choisir une banque coopérative : des offres et une carte bancaire plus éthiques

UNE BANQUE ETHIQUE AUX TARIFS AGUICHEURS

 

Une banque coopérative est une entité qui est gérée par ses propres clients. Ils sont usagers et propriétaires. Contrairement aux banques classiques, les clients ont chacun une voix lors des assemblées générales, au lieu d’une action, une voix. Ce sont eux qui prennent les décisions et non des actionnaires.

Par conséquent, le but premier de ces banques coopératives est de fournir les meilleurs produits et services possibles à ses usagers. La maximisation du profit n’est pas la priorité. Le conseil d’administration est aussi élu démocratiquement par les membres. Les bénéfices qui sont réalisés par ces banques sont redistribués aux clients, sous certaines conditions. Ils forment également une réserve de sécurité.

 

COOPABANQUE

 

L’exemple d’une banque coopérative telle que Coopabanque est assez parlant : elle propose des produits et services qui ont les mêmes rendements que les banques classiques, mais en plus soutient des projets tournés vers l’écologie ou l’éthique.

Elle propose des produits d’épargne pour contribuer au développement des énergies renouvelables, une carte bancaire qui, à chaque retrait au distributeur, prévoit de rétribuer les actions d’associations humanitaires ou encore un livret nommé AGIR qui a un taux au plus bas du marché, avec une redistribution de 50% à une association humanitaire choisie par l’épargnant. Tout est dit dans le nom…

Coopabanque fait partie du groupe appelé Crédit coopératif qui rallie plusieurs banques avec cet état d’esprit et ce fonctionnement. Crédit coopératif est aussi une banque. Elle propose elle aussi des  placements et cartes bancaires solidaires.

Elle est une actrice majeure des microcrédits nationaux, que ce soit pour les particuliers et les professionnels. En 2010, elle accordait 19 % des microcrédit français, soit la deuxième position derrière le groupe Caisse d’Epargne à 37 %. Elle a également un livret représentatif de son engagement : le livret Troisième révolution industrielle, qui soutient les acteurs de projets innovants dans la région Nord Pas de Calais.

C’est un clin d’œil aux travaux de Jeremy Rifkin sur la 3e révolution industrielle, un concept d’économie basé sur les échanges et l’utilisation exclusive de ressources renouvelables couplées à Internet pour les gérer.

UNE NOUVELLE FORME D’ENTREPRISE BANCAIRE

 

HISTOIRE DE LA BANQUE COOPÉRATIVE

Cette forme particulière d’entreprise bancaire est né en Allemagne dans la seconde moitié du XIXe  siècle. Elle a été créé principalement par l’économiste Allemand Frédéric-Guillaume Raiffeisen. Il avait lancé la première caisse de crédit, fonctionnant sur un modèle basé sur la responsabilité illimitée des sociétaires, le bénévolat des administrateurs et une circonscription géographique limitée.

Ensuite ce modèle fut revisité par Shulze-Delitzsch donnant alors un rayonnement géographique étendu, la rémunération des administrateurs et la possibilité de verser des dividendes aux sociétaires.

EN FRANCE

En France, ces deux modèles ont donné naissance à deux types d’institutions :

  • les Crédits mutuels
  • les Banques populaires

C’est ainsi que le modèle de Shulze-Delitzsch est présent aujourd’hui dans tous les principaux pays européens. On trouve la banque Raiffeisen en Autriche, en hommage à son créateur.

En France, les banques coopératives les plus connues sont :

  • le Crédit agricole
  • le groupe BPCE (contenant la Caisse d’épargne et le Crédit Coopératif)
  • Le Crédit mutuel
  • La Nef

En Italie, c’est le groupe BCC qui a 16 fédérations sur tout le territoire Italien. Il possède 430 filiales. C’est en 1883 qu’à démarré ce mouvement en Italie et a ainsi créé tout un réseau s’élevant en 2008 à 17,3 milliards d’euros, avec un taux de croissance de 9,6 %.

LA NEF

La Nef est une banque coopérative qui est en train de monter. Elle intéresse de plus en plus de particuliers et professionnels, car elle finance exclusivement des projets tournés vers l’écologie et l’économie solidaire. Ainsi dans un contexte de transition énergétique, la banque Nef représente une possibilité de financement pour les projets d’innovations dans ces deux domaines.

Le tout premier projet qu’elle a financé est celui d’un agriculteur en biodynamie qui avait besoin de matériel.  Elle était d’abord une association en 1978, ses initiales signifiant : Nouvelle Economie Fraternelle. En 1993 elle rejoint le groupe Crédit coopératif lui permettant de proposer des comptes courants, en plus des comptes de dépôts à long terme. Mais la Nef souhaite avoir son indépendance et se développer en tant que banque pour les professionnels et les particuliers.

Pour 2017, il est ainsi prévu la possibilité d’avoir des comptes courants et des moyens de paiements. En plus des livrets déjà existant. Ses valeurs : la transparence, l’écologie et la fraternité. Les clients peuvent voir quels sont les projets soutenus avec leur argent et donner leur avis.

Il y a beaucoup de prêt pour les agriculteurs en biodynamie, mais aussi vers les projets pour le développement durable, d’écoconstruction, de magasins bio

Par ailleurs, elle a créée deux sites internet de finance participative :

  • « Prêt de chez moi » pour les prêts
  • « zeste.coop » pour les dons

Ça vaut le coup d’oeil ! Cela n’a rien à voir avec les projets que financent les banques « classiques » : centrale nucléaire en Bulgarie, production de bombes à sous-munitions, projets pétroliers en Birmanie, grand barrage au Laos…

De nos jours il est possible de changer de banque pour une autre. Une banque, qui fait des choix plus en accord avec vos valeurs. Qui investit dans l’avenir de demain et qui le finance. Ainsi à notre échelle nous pouvons agir contre les puissances qui détruisent à petit feu notre environnement. Choisir de ne pas leur confier notre argent. Mais plutôt soutenir des projets innovants qui sont à la base de l’économie bleue. Une économie qui vise le zéro déchet et l’utilisation des énergies renouvelables grâce à ces innovations.