CIRCUIT COURT CONSOMMER LOCAL

Manger local, on l’entend de plus en plus mais ça veut dire quoi concrètement ?

Pour certains c’est manger des aliments produits en France, pour d’autres c’est une alimentation régionale. En fait, il est scientifiquement définit que les aliments venant de moins de 500 kilomètres de chez vous, sont locaux. On voit ainsi se développer des AMAP et des coopératives entre voisins. Le circuit court est à l’honneur, évitant à nos aliments de traverser la moitié de la planète (en moyenne 2500 kilomètres)  pour arriver dans nos assiettes.

Mais quels sont vraiment les intérêts de consommer local ? 

9 115 km

C’est la distance parcourue par les ingrédients d’un yaourt industriel avant de se retrouver dans votre frigo.

CONSOMMER DES ALIMENTS DU MONDE ENTIER OU LOCAUX ?

 

C’est proche de Polignac en Haute-Loire qu’est née une plateforme destinée à transformer les produits alimentaires locaux. Pour ensuite les vendre régulièrement aux collectivités locales, comme les cantines, et aux particuliers. La traçabilité des produits est alors facilitée et les coûts de transports diminués. Par ailleurs, cela permet de proposer aux enfants une alimentation de saison, de qualité et respectueuse de l’environnement.

Pour notre santé, les circuits courts sont intéressants car ils permettent de garder la fraîcheur des aliments. Les nutriments n’ont pas le temps de se dégrader, contrairement aux transports sur de longues distances. Et au stockage qui peut être très long. De plus, le bon goût des aliments est préservé. Et de nouveaux légumes avec des saveurs différentes peuvent être proposées. Car ce n’est plus une production industrielle qui est faite, mais des petites productions fermières proposant des nouvelles plantations. Ainsi il existe des milliers de variétés de pommes, mais en grande surface nous en trouvons que quelques-unes…

L’alimentation locale produit donc moins de gaz à effet de serre en réduisant les transports. Il n’y a pas que les kilomètres parcourus par les aliments qui sont pris en compte. Mais l’empreinte totale de  l’agriculture sur l’environnement. Comprenant les méthodes de production, la gestion des aliments et bien sûr les transports. Manger local est plus durable que l’alimentation industrielle et aussi plus qualitatif. Car les sols et les engrais utilisés sont souvent moins nocifs qu’en industriel. Les producteurs locaux sont plus généralement plus attentifs aux produits qu’ils projettent sur les aliments. Et vous pouvez vous rendre sur la production pour constater par vous même les méthodes qu’il utilise pour produire et même y participer !

UN SOUTIEN PAR L’ALIMENTAIRE POUR NOS RÉGIONS ET NOTRE PAYS

 

La vie communautaire est ainsi favorisée car les consommateurs peuvent directement parler aux producteurs. Cela des tisse des liens et crée de nouvelles relations. Les échanges permettent au consommateur de mieux comprendre d’où viennent les aliments de son assiette et également leur production. Le consommateur à alors plus envie de soutenir le producteur local. Et le producteur peut prendre plus initiatives qu’en production industrielle, comme proposer de nouveaux légumes et fruits à la vente.

Revenons à la plateforme en Haute-Loire pour les prochains éléments : manger local signifie moins d’importation et plus d’emplois dans la région. C’est ainsi qu’il y a trois locataires dans la plateforme agricole. Un boucher, un légumier et la chambre d’agriculture de Haute-Loire. Les produits qu’ils auront préparé non vendus localement, seront alors vendus en dehors du département. Evitant le gaspillage alimentaire. Et permettant de garder ces emplois et ceux de l’abattoir qui travaille en partenariat avec eux. Mais aussi les emplois qui en découlent en vente. Enfin, cette production locale évite d’avoir à importer des denrées alimentaires venant de l’étranger. Et d’avoir de nombreux intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Lorsqu’il y en a très peu voire aucun, c’est ce qu’on appelle le circuit court. L’économie locale du territoire concerné est alors boostée et soutenue. Une étude de la News Economics Foundation de Londres, a conclu qu’un euro dépensé localement générera le double dans l’économie locale globale. Car l’argent ne sera pas capitalisé par les géants mondiaux, mais au contraire servira à faire vivre la collectivité via les taxes locales. Il apportera des emplois et de la richesse. Limitant alors les délocalisations, la spéculation avec notre argent et l’évasion fiscale.

UN MOUVEMENT SE DÉVELOPPANT

 

Un mouvement s’est ainsi créé en 2005 à San Francisco, nommé le locavorisme. Un « locavore » étant une personne adhérant à ce mouvement. Cet adjectif est entré dans le dictionnaire en 2010. Le locavorisme prône la consommation d’aliments venant de 100 à 250 kilomètres de chez soi et respecte l’environnement par le maintien de la diversité des paysages et des écosystèmes. Ainsi pas de monocultures, comme par exemple les palmiers à huile nuisant aux Orang Outan. Manger local permet donc d’éviter au maximum l’utilisation : d’énergies fossiles pour le transport, de pesticides sur les fruits et légumes pour les conserver plus longtemps et le suremballage. Suremballage qui crée encore plus de déchets.

L’aspect social est aussi mis en avant par les « locavores ». Le 7 juin 2012, France 5 a diffusé une émission de télé-réalité où 5 familles apprenaient à devenir locavores pendant 30 jours. On a pu les voir fréquenter des enseignes plus éthiques, des épiceries biologiques, ou adhérer à un réseau d’agriculteurs locaux tel qu’une AMAP ou une Ruche. La Ruche qui dit oui est un réseau en ligne, qui permet de faire des achats groupés avec vos voisins pour réduire les coûts. Il y a aussi les fermes proposant de faire de la cueillette, les enfants adorent ! Et on y pense moins, mais faire son potager est également une solution. A la fin, les familles n’ont pas dépensé plus et certaines ont même fait des économies !

Lorsque nous souhaitons agir sur notre alimentation pour mieux respecter l’environnement, manger local est une part de la réponse. L’autre part vient des aliments biologiques et la diminution de la viande que nous consommons. L’ensemble permet de réduire considérablement son impact écologique. Mais aussi de retrouver une meilleure santé avec des aliments plus frais et moins pollués. La production en permaculture s’inscrit alors comme une solution durable

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